Temps de lecture : 4 minutes
Les analyses de sécurité routière reposent aujourd'hui principalement sur les chiffres des accidents provenant de la base de données de l'Astra, basée sur les rapports d'accidents de la police. Heureusement, le nombre d'accidents enregistrés diminue lentement, mais les causes évoluent avec le développement social. De plus, beaucoup d'accidents ne sont pas signalés à la police et ne sont donc pas enregistrés. Ce manque de données complique la prévention, car les facteurs de risque et les tendances sont difficilement ou trop tardivement identifiés. L'Astra est consciente de l'importance de ces lacunes en matière de données et a lancé un projet de recherche à cet effet. Un consortium composé du TCS, de la ZHAW et de Swisstraffic AG a été chargé d’examiner différents indicateurs afin d’améliorer la sécurité routière. « Par notre participation à cette étude aux côtés de partenaires reconnus tels que la ZHAW et Swisstraffic, le TCS met à disposition son expertise en matière d’analyse de la sécurité routière et réaffirme ainsi son engagement continu pour une amélioration durable de la sécurité routière en Suisse », souligne Christophe Nydegger, responsable de la sécurité routière.
L'étude a d'abord examiné quels indicateurs existants et quels facteurs de risque dans le trafic routier sont actuellement mesurés et pris en compte. Aujourd'hui, l'attention est concentrée sur les causes d'accidents telles que la vitesse, l'influence de l'alcool et des drogues ainsi que le port ou non de casques et de ceintures de sécurité. Les auteurs de l'étude recommandent donc, en complément de la collecte de données actuelle, un nouveau système d'« indicateurs de performance en matière de sécurité (SPI) », des facteurs mesurables qui rendent les risques visibles avant même un accident. Contrairement à d'autres pays, de nombreuses données sur les accidents sans rapports policiers ne sont pas systématiquement enregistrées en Suisse. Beaucoup de données pertinentes existent déjà, mais elles ne sont souvent pas standardisées et ne sont pas accessibles dans un système commun. À l'avenir, il serait donc important que toutes les données statistiques sur les accidents soient collectées et centralisées, qu'elles proviennent de la police ou des assurances, ce qui permettrait d'obtenir un tableau complet et réaliste de la situation des accidents.
Smartphones, trafic lent et services de secours adaptés comme indicateurs
L’étude a défini plusieurs nouveautés SPI qui permettent de mieux mesurer les risques dans le trafic routier. Parmi les nouveaux indicateurs importants recommandés par l'étude figurent la mesure des distractions causées par les smartphones, l'infrastructure pour les piétons et les cyclistes, ainsi que la prise en compte du temps de réaction après un accident.
La distraction est responsable de 18 % de tous les accidents, une part importante pourrait être attribuée à l'utilisation des smartphones. Si l'utilisation des smartphones est enregistrée dans le cadre d'observations du trafic, ces données pourraient être activement utilisées pour des campagnes de prévention. Des systèmes de mesure qui enregistrent l'utilisation des smartphones pendant la conduite existent déjà et pourraient être introduits avec un effort raisonnable.
Les pistes cyclables et bandes cyclables séparées améliorent considérablement la sécurité routière. Les auteurs de l’étude recommandent donc un SPI qui saisit précisément la part des pistes cyclables. Cela permettrait d'identifier les lacunes du réseau et de promouvoir les mesures d'expansion.
Outre les SPI axés sur la prévention, l'étude examine également les services de secours. Ici, l'accent est mis sur le temps de réaction - c'est-à-dire combien de temps s'écoule entre la réception de l'appel d'urgence et l'arrivée des secours sur le lieu de l'accident. Bien que ce SPI ne permette pas d'éviter des accidents, le temps de réaction donne des indications sur l’efficacité des processus et la bonne couverture des services de secours. Un traitement rapide des blessures peut également accélérer le processus de guérison et réduire les séquelles à long terme.
L'étude montre clairement que des données plus complètes peuvent améliorer davantage la sécurité routière. Un système basé sur des SPI pourrait s'avérer efficace. Le TCS souhaite utiliser les connaissances acquises dans le dialogue avec les autorités et les partenaires pour identifier et minimiser les risques dans le trafic routier.
Note de l'éditeur : Les droits d'image appartiennent à l'éditeur respectif. Droits d'image: Touring Club Schweiz
Depuis sa création en 1896 à Genève, le Touring Club Suisse est au service de la population suisse. Il s'engage pour la sécurité, la durabilité et l'autodétermination en matière de mobilité personnelle, tant sur le plan politique que sociétal.
Avec plus de 2000 collaborateurs et 23 sections régionales, le plus grand club de mobilité de Suisse offre à ses plus de 1,6 million de membres une large gamme de services liés à la mobilité, à la santé et aux loisirs.
Une aide est fournie toutes les 70 secondes. Chaque année, 200 patrouilleurs sont mobilisés pour environ 361'000 interventions sur les routes suisses, permettant une reprise immédiate dans plus de 80 % des cas. Le centre ETI organise environ 63'000 prestations d'assistance par an, dont 3500 examens médicaux et plus de 1300 rapatriements. TCS Ambulance est le plus grand acteur privé de services de secours et de transport sanitaire en Suisse, avec 400 collaborateurs, 22 bases logistiques et environ 45'000 interventions par an. Les bureaux de protection juridique traitent 52'000 cas et fournissent environ 10’000 conseils juridiques.
Depuis 1908, le TCS s'engage pour plus de sécurité dans la mobilité – objectif rendu possible grâce à l’adhésion. Il développe des supports pédagogiques, des campagnes de sensibilisation et de prévention, teste les infrastructures de mobilité et conseille les autorités. Chaque année, le TCS distribue environ 115'000 ceintures et 90'000 gilets fluorescents aux enfants pour assurer leur sécurité sur la route. Les centres de conduite comptent 42’000 participants à la formation et au perfectionnement dans toutes les catégories de véhicules chaque année.
Avec 32 sites et environ 900'000 nuitées, le TCS est aussi le plus grand fournisseur de camping de Suisse. L'académie de la mobilité du TCS étudie et façonne les transformations dans le domaine des transports, telles que la mobilité verticale des drones ou la mobilité partagée, avec notamment 400 vélos cargos électriques « carvelo » et 43’000 utilisateurs. Le TCS est signataire de la feuille de route pour l'électromobilité 2025.
Remarque : Le texte « À propos de nous » provient de sources publiques ou du profil de l’entreprise sur HELP.ch.
Source : Touring Club Suisse (TCS), communiqué de presse
Article original en allemand publié sur : Risikofaktoren kennen, heisst Unfälle verhindern
Traduction automatique depuis l’allemand avec l’aide de l’intelligence artificielle. Contenu relu pour le lectorat francophone. Seul le texte original du communiqué de presse fait foi.